Thé

Le thé est un des breuvages les plus populaires de la planète. À son origine en Chine il y a de cela cinq mille ans, on cultivait le thé pour ses vertus médicinales. De nos jours, le thé est une industrie qui génère des milliards de dollars.

Des millions de cultivateurs et de travailleurs comptent sur la culture du thé pour leur subsistance. En Chine, ils sont 80 millions de cultivateurs alors qu’en Inde on estime qu’un million de travailleurs à temps plein travaillent dans les plantations de thé et que ce nombre double lorsque les travailleurs saisonniers s’ajoutent. Quant au Kenya, le thé assure la subsistance d’environ 3 millions de personnes. 

Tandis que l’on cultive la majeure partie du thé sur de grandes plantations ou propriétés, le thé est également cultivé sur de petites parcelles de terre par de petits exploitants qui vendent leurs feuilles fraîchement récoltées à des plantations ou à des usines à thé afin qu’elles soient transformées en thé noir. Prenons en exemple l’Inde : un petit exploitant y possède une plantation d’une taille moyenne de 3 acres alors que la taille moyenne d’une plantation de thé est de 618 acres.

Dans le secteur du thé maintenu par les petits exploitants, les cultivateurs font face à plusieurs défis : d’une part, il y a les bas prix et de l’autre la fluctuation du prix des feuilles de thé qu’ils souhaitent vendre. À cela s’ajoute la vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement qui sont contrôlées par les grandes compagnies. Ces petits exploitants sont particulièrement nombreux au Kenya et au Sri Lanka. Ces petits exploitants ont alors besoin d’une aide supplémentaire afin de voir la productivité ainsi que la qualité de leur production augmenter. Cette aide est cruciale s’ils veulent pouvoir concurrencer les plantations qui sont quant à elles rentables.

Dans les plantations de thé, les travailleurs font face à plusieurs défis : de faibles revenus, de longues heures de travail et des relations plutôt difficiles avec les directions de plantations. Il faut comprendre que ce sont les directions de plantation qui répondent aux besoins essentiels des travailleurs, qui leur fournissent une habitation, des services de santé, l’accès à l’eau et même l’éducation des enfants.

Les petites organisations de cultivateurs qui sont détenues et gérées par des cultivateurs peuvent obtenir la certification Fairtrade. Il en va de même pour les plantations de thé, toutefois, celles-ci doivent respecter les normes strictes Fairtrade qui régissent les installations qui embauchent des ouvriers agricoles. Parmi ces normes Fairtrade, on trouve le prix minimum Fairtrade qui agit comme un filet de sécurité en cas de marchés imprévisibles. De plus, ce prix minimum permet aux cultivateurs de recevoir un prix qui couvre le coût moyen de production. Ces normes offrent également une somme supplémentaire sous forme d’une prime nommée la prime Fairtrade. La prime Fairtrade équivaut à  0,23 $ US pour chaque livre de thé noir et elle permet aux producteurs d’investir dans le développement commercial ou communautaire.

La vente mondiale de thé a sextuplé depuis 2004, atteignant 12 200 tonnes en 2013-2014. Au cours de ces mêmes années, les ventes mondiales de thé certifiées Fairtrade ont permis aux cultivateurs et aux travailleurs de recevoir une somme de 6,6 millions $ en prime Fairtrade. De ce montant, 20 % ont été investis dans le secteur de l’éducation.

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Visionnez Fairtrade fait une différence, un court-métrage révélateur qui nous offre un point de vue unique sur la vie
de deux cultivateurs parmi tant d’autres, oeuvrant au coeur de Fairtrade.

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