19 avril, 2018

Changer le commerce signifie prendre des mesures pour lutter contre les changements climatiques

Café
par Ian Brown, Fairtrade Canada

À l’occasion du Jour de la terre qui se tient le 22 avril, voyons quel lien unit Fairtrade et l’objectif de développement durable no. 13 : Prendre d’urgence des mesures pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions. Selon les Nations Unies, « les changements climatiques affectent tous les pays, sur chacun des continents. En raison de l’étendue de ses répercussions, les changements climatiques constituent la menace la plus importante pour le développement. De plus, ses impacts accablent de façon disproportionnée les plus pauvres et les plus vulnérables. »

Fairtrade travaille avec de petites organisations agricoles et des salarié(e)s souvent démunis dont les moyens de subsistance sont menacés par les changements climatiques. Les effets à court terme que peut causer le climat, comme la sécheresse, les inondations et les fluctuations imprévues des températures peuvent tous influencer le rendement des récoltes de produits Fairtrade, notamment celles du café, du cacao, de la banane, du sucre et plus encore.

Parmi les enjeux à plus long terme qu’occasionnent les changements climatiques et qui touchent les productrices et les producteurs Fairtrade se trouve la viabilité de leurs exploitations agricoles – des températures à la hausse signifient que les plantes ne peuvent plus pousser sur les petites parcelles de terre que possèdent la plupart de ces personnes. S’il est encore possible de faire pousser les cultures, il se pourrait que des maladies s’y installent et déciment les récoltes. À titre d’exemple, la roya (la rouille des feuilles) touche près de la moitié des régions caféières de l’Amérique centrale et du Sud. Le champignon entraîne la perte des feuilles du caféier, ce qui empêche la maturation du fruit et la perte des récoltes.

L’objectif 13.3 dit : Améliorer l’éducation, la sensibilisation et les capacités individuelles et institutionnelles en ce qui concerne l’adaptation aux changements climatiques, l’atténuation de leurs effets et la réduction de leur impact et les systèmes d’alerte rapide.

Fairtrade travaille (disponible seulement en anglais) à éviter ces répercussions en offrant des formations aux personnes qui produisent les biens que nous consommons. Ces formations permettent, entre autres, de répondre aux questions suivantes : Tandis que le climat continue de changer, à quoi pouvons-nous nous attendre? Comment remédier aux conditions climatiques extrêmes? La prime Fairtrade peut être investie dans de nouvelles plantes résistantes à la sécheresse ainsi que dans des mesures de prévention des inondations dans les champs.

On peut aussi inviter les membres des coopératives à travailler ensemble dans le but de faire pousser les plantes les mieux adaptées aux conditions de chacune des régions; en fonction de l’altitude, de la quantité de soleil reçue et autre facteur. Dans le cas de la roya, il est préférable d’opter pour une diversification des cultures afin de garantir les sources de revenus. Apprenez-en davantage au sujet de la roya (disponible seulement en anglais) et voyez comment Fairtrade aide des agricultrices et des agriculteurs mexicains à s’adapter aux changements climatiques (disponible seulement en anglais).

Fairtrade International a élaboré une stratégie en matière de changements climatiques qui propose un cadre d’action, incluant la mise en place de normes climatiques (disponible seulement en anglais) qui promeuvent les meilleures pratiques agricoles. Les normes environnementales identifient les pratiques suivantes : une gestion intégrée des ravageurs, la prévention de l’érosion des sols, l’amélioration de la fertilité des sols, l’utilisation durable des sources d’eau, une gestion durable des déchets, l’interdiction des OGM, la protection de la biodiversité, l’utilisation d’énergies renouvelables ainsi que la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

De plus, un système des crédits de carbone Fairtrade (en anglais seulement) a été développé pour couvrir :

  • Les projets d’énergies renouvelables, tels que : le chauffage solaire/électrique, les installations photovoltaïques solaires, l’énergie éolienne, l’énergie hydroélectrique, le chauffage à l’aide de biogaz/électricité.
  • Des projets d’efficacité énergétique, tels que : des fourneaux améliorés, des systèmes de filtration/purification de l’eau, des lampes à faible consommation d’énergie/lampes fluorescentes.
  • Des projets de sylviculture, tels que : planter des arbres ou replanter des arbres dans les zones auparavant boisées.

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